samedi 14 mai 2011

Petite randonnée éolienne.

Le temps passe, et j’accumule de plus en plus de retard dans l’élaboration de mon blog. A l’heure où j’écris, il neige, et assez fort. Cela me fait penser aux premières neiges chez nous. J’ai donc un petit moment pour avancer le blog (et mon rapport de stage en même temps). Cet article est consacré à une petite randonnée que j’ai fait avec Arnault le samedi 23 avril. Au-dessus de la pisciculture, il y a 2 éoliennes que je n’ai encore jamais vues tournées. Plusieurs personnes nous ont dit que la vue est magnifique là-haut. Par une belle journée ensoleillée, le mercure annonce 12°C, l’envie nous vient de faire un tour là-haut. Normalement il faut 1 h 30 pour arriver, mais, ce jour-là, la neige fond et la piste est molle et difficile. Finalement, on a mi une heure supplémentaire pour atteindre le sommet. Arriver en haut, en effet, la vue des splendides. Vue sur les montagnes sur 360 °, on aperçoit la ville de Whitehorse (vous pouvez juger de vous-même sur la taille de cette ville).




En chemin, nous avons rencontré un petit Tic et Tac.


dimanche 8 mai 2011

Quand je vous dis que les journées se rallongent à vitesse grand V, ce n’est pas des conneries. Cette photo a été prise à 0 h 30.

Capture d’oiseaux

Ma formation en Gestion et Protection de la Nature me suit partout. Je pars avec Arnault (stagiaire à Icy Waters) faire une petite balade dans l’intention de rencontrer un ours ou un orignal. En chemin, on passe à proximité d’un marais ou l’on jette un petit coup de jumelle. Un Yukonnais arrive et nous demande si on veut capturer des oiseaux pour les baguer. Nous voilà partis dans le marais à tendre des filets et à capturer les oiseaux. Cette ornithologue est bénévole dans une association de protection de la nature. Cela fait 20 ans qu’il suit les déplacements et l’évolution des populations d’oiseaux dans la marrais. Les conversations ont été très enrichissantes (malgré mon anglais de faible niveau) et j’ai appris pas mal de choses. C’est cool de rencontrer des personnes comme ça, qui aiment ce qu’ils font et qui veulent protéger la nature. Il y en faudrait plus, mais… c’est un autre combat.



 
Ce mignon petit écureuil nous a tué un oiseau dans un filet, le salaud.




La saison des barbecues

Enfin, la saison des barbecues commence. Il ne gèle pratiquement plus, le soleil est radieux, les journées se rallongent à une vitesse incroyable, et les oiseaux chantent. Il y a même des mouettes, et quelques fois on pourrait se croire au bord de la mer. Il manque juste le bruit des câbles sur le mat des bateaux. Les hirondelles migrent, mais ne s’arrêtent pas, elles ne font que passer. C’est quand même agréable de se faire réveiller par le chant des oiseaux, et non par le bruit d’un camion qui passe juste en bas de sa fenêtre. Quand je pense à tous ces parisiens qui sont stressés toute la journée, dans un monde artificiel avec comme rythme métro, boulot, dodo. Toujours avoir besoin d’argent dès qu’ils sortent de chez eux, et respirer un air pollué. Enfin bref, en conclusion, il fait beau et on se fait des barbecues et personne ne vient nous faire chi.. en nous disant qu’on ne peut pas manger ici ou là.





Les deux puppys

 Oumiac

lundi 2 mai 2011

Découverte de la faune Yukonnaise

Affin de nous mettre au goût du jour sur les animaux que nous sommes susceptibles de voir dans le milieu naturel, nous sommes allées dans un parc animalier. Ce parc est situé à une vingtaine de km de Whitehorse. Arrivé à l’accueil, on nous dit que la visite peut se faire en bus. Hors de nous cette idé, le soleil est rayonnant et le parcourt ne fait que 5 km. Et c’est parti pour découvrir ce que la sélection naturelle a pu inventer pour que la vie puisse s’épanouir dans ce pays.

Tout d’abord, voici les bois de trois espèces différentes :

Orignal Alces alces

Caribou Rangifer tarandus

Wapiti Cervus canadensis



On peut se rendre compte de la taille gigantesque que peuvent avoir les bois de Wapiti. Les cerfs de chez nous sont des nains à côté.
En chemin, un aigle royal nous observe et tourne autour de nous. Son envergure est impressionnante.



Voici un bœuf musqué  Ovibos moschatus. Cette espèce vit au dessus du cercle polaire arctique. On en trouve au Yukon à environ 200 km au dessus de Dawson City.



La chèvre des montagnes Rocheuses Oreamnos americanus. Son poids peut atteindre 100 kg. Malgré cela, elle est adaptée aux pentes abruptes et montagnes accidentées.




Le renard arctique Alopex lagopus. Comme son nom l’indique, ce renard vit dans des zones très froides. Il peut résister à des températures allant jusqu’à -60°C.




Le lynx du Canada Lynx canadensis.






Pendant la balade, quelques chiens de prairies nous observent.



Le cerf-mulet Odocoileus hemionus.



Mouflon de dall Ovis dalli.




Quelques becs-croisés se baladaient d’arbre en arbre.



Pour finir, le bison Bison bison athabascae. Cette espèce a été éradiquée du Yukon, comme dans de nombreux autres pays. Ensuite, elle a été réintroduite, et actuellement on en dénombre 1100.


dimanche 1 mai 2011

Musée de la Beringie

A Whitehorse se trouve le musée de la Beringie. Pour ceux qui ne savent pas ce que c’est, voici un petit texte extrait de Wikipédia.


Le pont terrestre de la Béringie est un passage qui a existé à plusieurs reprises entre l'Alaska et la Sibérie orientale. Aujourd'hui, un étroit bras de mer appelé le détroit de Béring sépare l’Amérique du Nord de l’Asie.

Lors de la dernière glaciation, le niveau des océans baissa de 120 à plus de 150 m, du fait de la mobilisation des eaux gelées au sein d'une immense calotte polaire et des glaciers continentaux, une première fois entre 50 000 et 40 000 ans avant notre ère et une deuxième fois entre 25 000 et 14 000 ans avant notre ère.

Mammouth nain découvert en Béringie
Suite à la baisse du niveau des eaux, il s'est formé une bande de terre ferme entre les extrémités des continents asiatique et américain. Cette bande de terre ferme est appelée Béringie. Elle était recouverte d'une végétation abondante, constituée principalement d’herbes et de petits buissons, une nourriture idéale pour les mammouths laineux, les chevaux sauvages, les caribous et les bisons, permettant ainsi la vie et le passage des animaux de grande taille (mégafaune). Ces animaux étaient l'objet de chasse de la part des groupes humains en provenance de l'Asie et ainsi ils auraient pénétré sur le continent américain.
De nombreux scientifiques[1] pensent que ce pont terrestre est la route empruntée par les premiers arrivants en Amérique, qu’ils ont suivi les ruminants depuis la Sibérie jusqu’en Alaska et, à partir de là, qu’ils se sont rendus dans le reste de l’Amérique du Nord et du Sud.
À mesure que le climat s’est réchauffé après la glaciation, les glaciers se sont mis à fondre et les niveaux marins tout autour de la terre ont commencé à monter. Il y a environ 11 600 ans, le pont terrestre de la Béringie avait déjà disparu sous le détroit de Béring.
Durant le dernier maximum glaciaire, il y a environ 21 000 ans, le niveau marin global était environ 120 m plus bas qu'il ne l'est maintenant. Le pont terrestre de la Béringie était à ce moment-là une vaste plaine constituée de toundra qui reliait l'Asie à l'Amérique du Nord.


Quelques photos du musée.





Chez Didier

Samedi 9 avril
Avec Thib, Audrey et Arnauld, nous sommes allées donner un coup de main à Didier, un français présent au Yukon depuis plus d’une vingtaine d’années. Le monde est petit, car Didier est un ancien Haut savoyard. L’objectif de la journée est de couper plus d’une centaine de mètres de forêt affins d’y installer une cabane. On se retrousse les manches et c’est parti pour une bonne journée de travail.






Pendant ce temps, les écureuils nous regardent entrain de détruire leur terrain de jeux (rassurez-vous, aucun nid d’écureuil n’a été détruit).


Vue de la cabane.